Qui est le meilleur cycliste du monde ? Notre top 1521 minutes de lecture

Le débat sur l’identité du meilleur cycliste de l’histoire traverse les générations et divise les passionnés. Entre les époques, les disciplines et les styles, comparer des légendes devient un exercice complexe qui mêle palmarès, domination et impact sur le sport. 

Eddy Merckx — Le Cannibale ultime

Eddy Merckx incarne la domination absolue dans le cyclisme professionnel. Le Belge accumule 525 victoires entre 1965 et 1978, un record qui demeure inégalé. Sa polyvalence lui permet de briller sur tous les terrains : Grands Tours, classiques pavées, courses d’un jour et contre-la-montre.

Son palmarès affiche 11 Grands Tours (5 Tours de France, 5 Giro, 1 Vuelta), 19 classiques Monuments et 3 titres de champion du monde. Merckx remporte également le record de l’heure en 1972 avec 49,431 km. Cette capacité à exceller dans toutes les disciplines explique son surnom de “Cannibale”, traduisant son appétit insatiable de victoires.

CatégorieNombre
Victoires totales525
Tours de France5
Giro d’Italia5
Classiques Monuments19
Championnats du monde3
Années d’activité professionnelle1965-1978

La force de Merckx résidait dans sa régularité. Entre 1968 et 1974, il termine sur le podium de 156 courses sur 230 participations, soit un taux de réussite de 68 %. Cette constance au plus haut niveau pendant sept saisons consécutives reste un phénomène unique dans l’histoire du cyclisme professionnel.

Bernard Hinault — Le champion sans compromis

Bernard Hinault représente la puissance et le caractère dans le peloton des années 1970-1980. Le Breton conquiert 10 Grands Tours durant sa carrière : 5 Tours de France, 3 Giro d’Italia et 2 Vuelta. Cette performance le place au deuxième rang mondial derrière Merckx pour le nombre de victoires sur les trois grandes courses par étapes.

Le Français affiche une mentalité de guerrier qui lui vaut le surnom de “Blaireau”. En 1980, il abandonne le Tour de France alors qu’il porte le maillot jaune, victime de tendinites aux genoux dues aux conditions météorologiques extrêmes. L’année suivante, il revient pour remporter sa quatrième Grande Boucle, démontrant sa capacité de résilience.

Hinault domine également les classiques avec 3 victoires sur Liège-Bastogne-Liège (1977, 1980, 1983) et 2 sacres à Paris-Roubaix. Sa polyvalence s’exprime aussi dans les courses d’un jour où il totalise 28 victoires, preuve qu’il excellait autant sur une journée que sur trois semaines.

Type de courseVictoires majeures
Tours de France5
Giro d’Italia3
Vuelta a España2
Classiques Monuments5
Championnats du monde1 (1980)
Grand Prix des Nations4

Sa dernière saison en 1986 illustre son esprit combatif. À 32 ans, il termine deuxième du Tour derrière son coéquipier Greg LeMond après une course marquée par les tensions et les attaques mutuelles. Cette rivalité interne chez La Vie Claire reste l’une des pages les plus controversées du cyclisme moderne.

Chris Froome — Le stratège moderne

Chris Froome domine le cyclisme par étapes des années 2010 avec 7 Grands Tours : 4 Tours de France (2013, 2015, 2016, 2017), 1 Giro (2018) et 2 Vuelta (2011, 2017). Le Britannique naturalisé kenyan représente l’évolution scientifique du cyclisme, avec une approche basée sur les données de puissance, la nutrition optimisée et l’altitude training.

Son style reconnaissable en danseuse sur le vélo divise mais s’avère redoutable en montagne. Froome construit ses victoires sur une régularité absolue plutôt que sur des attaques explosives. En 2017, il remporte le Tour avec seulement une victoire d’étape mais termine dans le top 5 de 18 des 21 étapes, démontrant une constance exceptionnelle.

La saison 2017 illustre sa capacité à enchaîner les performances. Il s’impose sur le Tour en juillet puis remporte la Vuelta en septembre, devenant le troisième coureur de l’histoire à gagner deux Grands Tours la même année après Anquetil et Merckx. Cette double victoire à 32 ans témoigne d’une préparation et d’une récupération optimales.

Grand TourVictoiresPodiumsAnnées de victoire
Tour de France472013, 2015, 2016, 2017
Giro d’Italia112018
Vuelta a España242011, 2017

Froome remporte également le doublé Tour-Vuelta en 2017, exploit rarissime dans le cyclisme moderne où la spécialisation prime. Son attaque solitaire sur les pentes enneigées du Colle delle Finestre lors du Giro 2018 reste l’un des raids les plus mémorables de la décennie, lui permettant de renverser une situation compromise et de s’imposer finalement à Rome.

Au-delà du débat purement historique, cette figure emblématique du cyclisme nourrit aujourd’hui un autre champ d’analyse : celui des paris sportifs. Les amateurs de cyclisme qui s’intéressent à cet aspect s’appuient souvent sur des plateformes spécialisées pour comprendre les mécanismes de cotes, les types de paris (vainqueur final, étapes, classements annexes) et les règles à maîtriser avant de s’engager notamment sur les nouveaux casinos en ligne permettent notamment de distinguer les environnements encadrés, d’identifier les pratiques responsables et d’aborder ces divertissements avec recul et méthode.

Fausto Coppi — L’élégance à l’italienne

Fausto Coppi révolutionne le cyclisme entre 1940 et 1960 par sa technique et son approche scientifique de l’entraînement. L’Italien remporte 5 Giro d’Italia et 2 Tours de France, s’imposant comme le premier coureur capable de gagner les deux Grands Tours la même année (1949 et 1952).

Son style de pédalage fluide et sa position aérodynamique sur le vélo inspirent toute une génération. Coppi introduit des méthodes d’entraînement novatrices : régime alimentaire contrôlé, préparation spécifique en altitude et analyse détaillée des parcours. Ces pratiques, révolutionnaires pour l’époque, deviennent ensuite la norme dans le cyclisme professionnel.

Le coureur italien établit plusieurs records qui tiennent des décennies. Son record de l’heure en 1942 (45,848 km) reste imbattu pendant 14 ans. En montagne, ses performances sur les cols alpins établissent des standards de référence, notamment lors de sa victoire au Tour 1952 où il écrase la concurrence avec plus de 28 minutes d’avance au classement général.

  • 1940 : première victoire au Giro à 20 ans
  • 1946 : retour triomphal après la guerre avec Milan-San Remo
  • 1949 : double Giro-Tour dans la même saison
  • 1953 : champion du monde sur route à Lugano
  • 1954 : dernière victoire au Giro à 34 ans

La rivalité entre Coppi et Gino Bartali divise l’Italie pendant une décennie. Les supporters se scindent en “coppiani” et “bartaliani”, transformant chaque course en bataille idéologique. Cette opposition transcende le sport et reflète les tensions politiques de l’Italie d’après-guerre, entre modernité et tradition.

Jacques Anquetil — Le maître du contre-la-montre

Jacques Anquetil transforme le contre-la-montre en arme de domination absolue. Le Normand remporte 5 Tours de France entre 1957 et 1964, devenant le premier coureur à atteindre ce total. Sa régularité dans les exercices chronométrés lui permet de construire des avances décisives que ses adversaires ne parviennent jamais à combler en montagne.

Son palmarès affiche également 2 Giro d’Italia (1960, 1964), faisant de lui le deuxième coureur après Coppi à réaliser le doublé Giro-Tour la même année en 1964. Cette performance à 30 ans démontre sa capacité à gérer deux Grands Tours enchaînés sur une période de deux mois, exploit devenu quasi impossible avec le calendrier moderne.

Anquetil excelle dans les courses par étapes longues. Il remporte 9 Grands Prix des Nations, le contre-la-montre de référence de son époque disputé sur environ 140 km. Cette domination sur l’exercice solitaire reste inégalée et forge sa réputation de rouleur exceptionnel capable de maintenir des puissances élevées pendant plusieurs heures.

CourseNombre de victoiresAnnées
Tour de France51957, 1961, 1962, 1963, 1964
Giro d’Italia21960, 1964
Vuelta a España11963
Grand Prix des Nations91953-1966

Sa méthode repose sur une gestion mathématique des efforts. Anquetil calcule ses watts, anticipe les écarts et ne prend jamais de risques inutiles en montagne. Cette approche froide et rationnelle lui vaut le surnom de “Monsieur Chrono” mais divise le public français qui préfère souvent le panache aux victoires méthodiques.

Miguel Indurain — Le colosse des Grands Tours

Miguel Indurain règne sur le Tour de France pendant cinq années consécutives de 1991 à 1995, égalant le record d’Anquetil, Merckx et Hinault. L’Espagnol de 1,86 m pour 80 kg possède des qualités physiologiques exceptionnelles : un VO2 max de 88 ml/min/kg et une fréquence cardiaque au repos de 28 battements par minute.

Son style de course repose sur la destruction de la concurrence lors des contre-la-montre. En 1992, il inflige 3 minutes d’écart à ses rivaux sur le chrono de Luxembourg (65 km), creusant un fossé insurmontable. Cette domination sur l’exercice individuel, combinée à une solidité en montagne, rend son leadership quasiment inattaquable.

Le Navarrais ajoute 2 Giro d’Italia à son palmarès (1992, 1993), portant son total à 7 Grands Tours. Il réalise le doublé Giro-Tour deux années de suite, performance que seuls Coppi et lui accomplissent dans l’histoire moderne. Sa capacité à enchaîner deux courses de trois semaines sans fléchir témoigne d’une résistance physique hors norme.

  • Cinq Tours de France consécutifs (1991-1995)
  • Champion olympique du contre-la-montre en 1996 à Atlanta
  • Record de l’heure établi en 1994 avec 53,040 km
  • Deux championnats du monde du contre-la-montre (1995, 1997)
  • Champion du monde sur route en 1995 à Duitama

Indurain se distingue par sa discrétion et son fair-play. Contrairement à d’autres champions, il refuse d’attaquer un adversaire en difficulté mécanique ou physique. Cette élégance sportive lui vaut le respect universel du peloton et fait de lui l’un des coureurs les plus appréciés de sa génération.

Peter Sagan — Le showman irrésistible des classiques

Peter Sagan redéfinit le rôle du sprinteur polyvalent dans le cyclisme moderne. Le Slovaque remporte 7 maillots verts sur le Tour de France entre 2012 et 2019, pulvérisant le record précédent détenu par Erik Zabel (6 maillots). Cette domination du classement par points s’explique par sa capacité à gagner aussi bien au sprint qu’en solitaire sur des terrains vallonnés.

Son palmarès affiche 3 titres de champion du monde consécutifs (2015, 2016, 2017), un triplé inédit depuis Alfredo Binda dans les années 1920. Sagan s’impose sur des parcours variés : Doha sur un circuit plat, Bergen sous la pluie, et Innsbruck sur un tracé vallonné. Cette adaptabilité prouve sa supériorité technique face à différents profils de course.

Les classiques Monuments constituent son terrain de jeu favori. Il remporte 3 Tours des Flandres (2016, 2017, 2018) et 1 Paris-Roubaix (2018), s’imposant comme le meilleur coureur de classiques pavées de sa décennie. Sa technique de pilotage sur les secteurs de pavés et sa puissance dans les côtes courtes font de lui un adversaire redoutable sur ces parcours exigeants.

Type de victoireTotal
Étapes de Grand Tour18
Classiques Monuments4
Championnats du monde3
Maillots verts Tour de France7
Étapes Tour de Californie16

Sagan apporte une dimension spectaculaire au cyclisme. Ses wheelings sur la ligne d’arrivée, ses célébrations décalées et son style agressif en course attirent un nouveau public. Cette personnalité extravertie, rare dans le peloton, contribue à populariser le cyclisme auprès d’une audience plus jeune et moins traditionnelle.

Marco Pantani — L’alpiniste incandescent

Marco Pantani incarne la passion pure du grimpeur. L’Italien remporte le Tour de France 1998 et le Giro d’Italia la même année, devenant le dernier coureur à réaliser ce doublé historique. Sa victoire sur la Grande Boucle s’inscrit dans un contexte particulier, avec l’exclusion de l’équipe Festina pour dopage, mais sa domination en montagne reste indiscutable.

Son style d’escalade explosive fascine les foules. Pantani attaque loin de l’arrivée, créant des écarts spectaculaires dans les cols alpins et pyrénéens. En 1997, il remporte l’étape de l’Alpe d’Huez avec un temps de 37 minutes et 35 secondes, record qui tient jusqu’en 2004. Cette performance sur 13,8 km à 8,1 % de pente moyenne illustre sa puissance en montagne.

Le grimpeur de Cesenatico accumule 7 victoires d’étapes sur le Tour de France et 16 sur le Giro, la plupart en haute montagne. Ses duels avec Lance Armstrong en 1999 et 2000 marquent le cyclisme, notamment lors de l’étape du Mont Ventoux 2000 où il s’impose après une attaque solitaire dans les derniers kilomètres.

  • Victoire au Giro 1998 avec 4 succès d’étapes en montagne
  • Doublé Giro-Tour réalisé en 66 jours
  • Meilleur grimpeur du Tour 1994, 2000 et du Giro 1998
  • Record de l’Alpe d’Huez maintenu pendant 7 ans
  • 23 victoires d’étapes sur Grands Tours au total

Sa carrière bascule en 1999 lors du Giro, où il est exclu alors qu’il porte le maillot rose pour un taux d’hématocrite supérieur à 50 %. Cette affaire marque le début d’une descente qui s’achève tragiquement en 2004. Malgré les controverses, Pantani reste une figure mythique du cyclisme italien, symbole d’un panache qui privilégie l’attaque au calcul.

Alberto Contador — Le pistolero des sommets

Alberto Contador accumule 7 victoires sur Grands Tours durant sa carrière : 2 Tours de France (2007, 2009), 3 Giro d’Italia (2008, 2011, 2015) et 3 Vuelta (2008, 2012, 2014). L’Espagnol se distingue par son audace et sa capacité à attaquer dans les moments décisifs, lui valant le surnom de “Pistolero” et sa célébration caractéristique mimant un tir de revolver.

Son style offensif tranche avec l’approche défensive de ses contemporains. Contador n’hésite jamais à prendre des risques, comme lors de l’étape de La Planche des Belles Filles sur le Tour 2012 où il attaque à répétition malgré une fracture au tibia survenue la veille. Cette mentalité combative le rend imprévisible et dangereux sur tous les terrains montagneux.

Le Madrilène réalise le triplé Giro-Tour-Vuelta, rejoignant Merckx, Hinault et Gimondi dans ce club très fermé. Sa victoire au Giro 2015 à 32 ans, après deux ans de suspension controversée, démontre sa résilience. Il s’impose avec 1 minute 53 secondes d’avance sur Fabio Aru après avoir dominé les étapes de montagne.

  • Triple vainqueur de la Vuelta sur son sol natal
  • Meilleur grimpeur du Tour 2007 et 2009
  • Victoire au Giro 2008 à seulement 25 ans
  • 42 victoires d’étapes sur Grands Tours
  • Champion d’Espagne sur route en 2009

Contador incarne la transition entre deux générations de coureurs. Formé dans les méthodes traditionnelles espagnoles, il adopte progressivement les approches scientifiques modernes tout en conservant son instinct d’attaquant. Cette combinaison entre intuition et préparation fait de lui l’un des coureurs les plus complets de son époque.

Greg LeMond — Le pionnier américain

Greg LeMond ouvre le cyclisme professionnel au continent américain avec 3 victoires sur le Tour de France (1986, 1989, 1990). L’Américain devient en 1986 le premier non-européen à remporter la Grande Boucle, brisant une domination qui durait depuis la création de l’épreuve en 1903. Cette percée marque un tournant dans l’internationalisation du cyclisme.

Sa victoire en 1989 reste la plus serrée de l’histoire du Tour. LeMond renverse Laurent Fignon lors du contre-la-montre final sur les Champs-Élysées, reprenant 58 secondes sur 24,5 km pour l’emporter avec seulement 8 secondes d’avance au classement général. Cette performance s’explique notamment par son utilisation pionnière du guidon de triathlon et d’un casque aérodynamique.

Le parcours de LeMond inclut une interruption dramatique. En avril 1987, il reçoit accidentellement une décharge de plombs de chasse lors d’une partie de chasse en Californie. Les médecins ne peuvent retirer qu’une partie des 60 plombs logés dans son corps. Son retour victorieux deux ans plus tard après cette blessure quasi fatale constitue l’un des comebacks les plus remarquables du sport professionnel.

ÉpreuveRésultatAnnée
Tour de France3 victoires1986, 1989, 1990
Championnat du monde2 titres1983, 1989
Tour d’Italie1 podium (3e)1990
Dauphiné Libéré1 victoire1990

LeMond révolutionne également l’approche commerciale du cyclisme. Il négocie des contrats publicitaires directement avec des marques américaines, introduisant une logique marketing qui transforme le statut économique des coureurs. Son opposition publique au dopage dès les années 1990 anticipe les scandales qui éclateront une décennie plus tard.

Gino Bartali — Le héros silencieux

Gino Bartali remporte 3 Tours de France (1938, 1948) et 3 Giro d’Italia (1936, 1937, 1946), mais son impact dépasse largement le sport. Le Toscan utilise sa notoriété pendant la Seconde Guerre mondiale pour transporter des documents falsifiés cachés dans le cadre de son vélo, sauvant environ 800 Juifs italiens de la déportation. Cette action lui vaut la reconnaissance de Juste parmi les nations en 2013.

Son palmarès s’étend sur 12 ans entre sa première et sa dernière victoire sur un Grand Tour. En 1948, à 34 ans, il gagne le Tour de France avec 10 ans d’écart par rapport à son premier succès, record de longévité qui tient toujours. Cette victoire survient dans un contexte politique tendu en Italie, quelques semaines après l’attentat contre le leader communiste Palmiro Togliatti.

La rivalité entre Bartali et Fausto Coppi structure le cyclisme italien d’après-guerre. Bartali représente la tradition catholique et conservatrice face à Coppi incarnant la modernité. Cette opposition transcende le sport et divise l’Italie selon des lignes idéologiques. Les deux champions alternent victoires et défaites, créant une dynamique qui passionne le pays pendant une décennie.

  • Premier Italien vainqueur du Tour de France en 1938
  • Victoire au Giro 1946 à 32 ans après la guerre
  • 4 victoires sur Milan-San Remo (1939, 1940, 1947, 1950)
  • 3 succès sur le Tour de Lombardie
  • 21 victoires d’étapes sur le Giro

Bartali termine sa carrière avec 124 victoires professionnelles. Sa longévité exceptionnelle s’explique par une discipline de vie rigoureuse et une foi catholique profonde qui guide ses choix. Son dernier Giro en 1954 à 40 ans le voit encore terminer dans le top 10, démontrant une résistance physique remarquable pour l’époque.

Alfredo Binda — Le prodige précoce du cyclisme italien

Alfredo Binda domine le cyclisme des années 1920 avec une précocité stupéfiante. L’Italien remporte son premier Giro d’Italia à 23 ans en 1925, puis enchaîne quatre victoires consécutives jusqu’en 1929, record absolu qui tient toujours. Cette série inclut la victoire de 1927 où il remporte 12 des 15 étapes, performance d’écrasement total jamais égalée.

Son palmarès mondial affiche 3 titres de champion du monde consécutifs (1927, 1928, 1932), autre record de longévité sur cette épreuve. Binda s’impose sur des parcours variés, démontrant une polyvalence exceptionnelle entre sprints, contre-la-montre et montagne. Sa domination devient telle que les organisateurs du Giro 1930 lui versent 22 500 lires pour qu’il ne participe pas, afin de préserver l’intérêt de la course.

Le coureur de Cittiglio révolutionne l’entraînement avec des méthodes scientifiques avant-gardistes. Il teste différents braquets, optimise sa position sur le vélo et analyse méticuleusement les parcours. Cette approche rationnelle inspire toute une génération de coureurs italiens, dont Fausto Coppi qui reprendra certaines de ses techniques.

CatégorieTotal
Victoires au Giro5
Étapes remportées au Giro41
Championnats du monde3
Milan-San Remo2
Tour de Lombardie4

Binda accumule 47 victoires rien qu’en 1927, année où il réalise le doublé Giro-Championnat du monde. Cette saison exceptionnelle établit des standards de domination que peu de coureurs égaleront par la suite. Son style élégant et sa technique irréprochable font de lui le prototype du champion complet, capable de gagner partout et par tous les moyens.

Felice Gimondi — L’homme qui défia toutes les époques

Felice Gimondi rejoint le cercle fermé des coureurs ayant remporté les trois Grands Tours durant leur carrière. L’Italien s’impose sur le Tour de France 1965 à seulement 22 ans lors de sa première participation, exploit qu’aucun coureur n’a reproduit depuis. Il ajoute ensuite 3 Giro d’Italia (1967, 1969, 1976) et 1 Vuelta (1968), totalisant 5 victoires sur Grands Tours.

Son parcours se déroule entièrement dans l’ombre d’Eddy Merckx, affrontant le Belge pendant toute sa carrière. Gimondi termine neuf fois sur le podium d’un Grand Tour lorsque Merckx remporte la victoire, illustration douloureuse d’une génération confrontée au coureur le plus dominant de l’histoire. Malgré cette malchance chronologique, il accumule un palmarès qui le placerait parmi les plus grands sans la présence du Cannibale.

Le Bergamasque remporte également le championnat du monde 1973 à Barcelone, s’imposant au sprint devant un peloton de favoris. Cette victoire à 31 ans confirme sa longévité au plus haut niveau. Son palmarès inclut aussi Paris-Roubaix (1966), le Tour de Lombardie (1966, 1973) et Milan-San Remo (1974), prouvant sa polyvalence sur tous les terrains.

  • Vainqueur du Tour de France dès sa première tentative en 1965
  • Triple lauréat du Giro espacés sur 9 ans
  • Champion du monde sur route à Barcelone
  • 54 victoires professionnelles au total
  • Carrière s’étendant de 1965 à 1979

Gimondi incarne la constance et la dignité face à l’adversité. Jamais il ne se plaint publiquement de devoir affronter Merckx, acceptant cette fatalité sportive avec élégance. Cette attitude lui vaut le respect universel du peloton et fait de lui une figure respectée du cyclisme transalpin, au-delà de son palmarès déjà impressionnant.

Roger De Vlaeminck — Le roi du pavé intemporel

Roger De Vlaeminck règne sur les classiques pavées avec une domination rarement égalée. Le Belge remporte 4 Paris-Roubaix (1972, 1974, 1975, 1977), record partagé avec Tom Boonen, et s’impose comme le spécialiste absolu de l’Enfer du Nord. Sa technique sur les secteurs pavés, combinant puissance et pilotage, lui permet de distancer systématiquement ses adversaires sur ce terrain impitoyable.

Son palmarès sur les classiques Monuments affiche 11 victoires : outre Paris-Roubaix, il gagne 3 Milan-San Remo (1973, 1978, 1979), 2 Tours de Lombardie (1974, 1976), 1 Liège-Bastogne-Liège (1970) et 1 Tour des Flandres (1977). Cette polyvalence sur des parcours aussi différents que les pavés flamands et les collines lombardes démontre une adaptabilité exceptionnelle.

De Vlaeminck domine également le cyclisme sur piste, remportant le championnat du monde de poursuite en 1969. Cette double compétence route-piste, rare à ce niveau, explique sa puissance en contre-la-montre et sa capacité à maintenir des efforts intenses sur de longues distances. Il totalise 28 étapes sur le Giro d’Italia, record absolu qui tient encore aujourd’hui.

ClassiqueNombreAnnées
Paris-Roubaix41972, 1974, 1975, 1977
Milan-San Remo31973, 1978, 1979
Tour de Lombardie21974, 1976
Liège-Bastogne-Liège11970
Tour des Flandres11977

Le Belge accumule 203 victoires professionnelles entre 1969 et 1984, le plaçant dans le top 5 historique. Sa longévité s’explique par une résistance physique hors norme et une capacité à récupérer rapidement entre les courses. À 32 ans, il remporte encore Paris-Roubaix, démontrant que son style basé sur la technique perdure malgré l’âge.

Sean Kelly — Le dominateur infatigable des classiques

Sean Kelly incarne la régularité absolue sur deux décennies de cyclisme professionnel. L’Irlandais remporte le classement par points du Tour de France à quatre reprises (1982, 1983, 1985, 1989) et termine premier du classement UCI pendant six années consécutives (1984-1989), record de domination sur le circuit mondial qui ne sera jamais égalé sous ce format.

Son palmarès affiche 7 victoires sur Paris-Nice consécutives de 1982 à 1988, lui valant le surnom de “Roi du Soleil”. Cette série inédite sur la Course au Soleil illustre sa polyvalence, l’épreuve combinant contre-la-montre, sprints et étapes de montagne. Kelly excelle dans chacune de ces disciplines, rendant sa suprématie totale sur cette semaine de course.

Les classiques Monuments constituent son terrain de prédilection. Il remporte 2 Milan-San Remo (1986, 1992), 2 Tours de Lombardie (1983, 1991), 1 Paris-Roubaix (1984) et 1 Liège-Bastogne-Liège (1984). Seul le Tour des Flandres échappe à son palmarès, le privant du titre de “Monsieur Classique” pour un seul Monument manquant.

  • 193 victoires professionnelles entre 1977 et 1994
  • Champion du monde sur piste en poursuite en 1986
  • Vainqueur de la Vuelta en 1988
  • 9 victoires d’étapes sur le Tour de France
  • Participation à 14 Tours de France sans jamais abandonner

Kelly se distingue par sa mentalité de compétiteur acharné. Il court 200 jours par an au sommet de sa carrière, enchaînant classiques, étapes de Grands Tours et courses d’un jour sans faiblir. Cette capacité à performer à haute intensité sur toute une saison, année après année, fait de lui l’un des coureurs les plus accomplis de l’histoire du cyclisme professionnel.

Photo de profil Nicolas Dayez

Je suis Nicolas, un trentenaire vibrant d'une passion débordante pour le vélo sous toutes ses facettes. Depuis plus de 10 ans, ma vie est rythmée au son des roues qui tournent, m'amenant à parcourir des milliers de kilomètres à travers le monde. Cette expérience m'a forgé une expertise que je souhaite aujourd'hui partager avec vous.

Mon parcours m'a conduit sur les routes françaises, notamment la vélodyssée lors d'un périple d'un mois qui a marqué le début de ma "carrière" de voyageur à vélo.

Ces expériences m'ont non seulement permis de tester mes limites, mais aussi d'acquérir des connaissances approfondies en mécanique vélo. Titulaire d'un CQP Technicien Cycle, je propose désormais des formations et rédige des articles techniques pour aider les cyclistes de tous niveaux.

Mon expertise s'étend également au cyclotourisme, au bikepacking et à l'utilisation du vélo en milieu urbain. Je suis convaincu que le vélo est le moyen de transport le plus efficace, économique et écologique pour nos déplacements quotidiens.

À travers ce blog, je m'engage à vous fournir des informations fiables et actualisées, basées sur mon expérience personnelle et des recherches approfondies. Que vous soyez débutant ou cycliste aguerri, mon objectif est de vous inspirer et de vous accompagner dans votre propre aventure à vélo.

Rejoignez-moi dans cette passionnante odyssée sur deux roues, où chaque coup de pédale est une nouvelle découverte !