Soyons honnêtes un instant. Il y a ce moment précis, le matin, où votre réveil sonne. Il fait nuit noire dehors, le thermomètre flirte avec le négatif, et votre couette n’a jamais été aussi douillette. L’idée d’enfiler un cuissard et de sortir affronter le froid glacial semble être une forme de torture médiévale.
Je connais ce sentiment par cœur. Je l’ai vécu des centaines de fois.
Il y a dix ans, lors de ma première vraie saison d’hiver à vélo, j’ai commis toutes les erreurs possibles. Je me souviens d’une sortie de 80 km en janvier. J’avais empilé quatre pulls en coton et une vieille veste de pluie. Résultat ? Au bout de 30 minutes, j’étais trempé de sueur. Au bout d’une heure, cette sueur s’était transformée en glace contre ma peau. Je suis rentré chez moi grelottant, les pieds insensibles, jurant qu’on ne m’y reprendrait plus.
Pourtant, aujourd’hui, l’hiver est ma saison préférée pour rouler. Pourquoi ? Parce que l’air est pur, les routes sont calmes, et la lumière rasante est magnifique. Le secret n’est pas d’être un guerrier spartiate insensible à la douleur. Le secret, c’est la technicité et la stratégie.
Dans cet article, je vais vous livrer tout ce que j’ai appris en une décennie de cyclisme hivernal. Oubliez la souffrance. Avec le bon équipement et les bonnes connaissances, vous allez non seulement survivre, mais prospérer.
Et parce qu’un bon équipement représente un budget, j’ai une bonne nouvelle : vous pouvez profiter de -10% sur l’équipement vélo chez notre partenaire Alltricks. Je vous en parle plus bas.
En selle !
En Résumé : Ce qu’il faut retenir pour les pressés
Si vous n’avez pas le temps de tout lire maintenant (mettez cet article en favori pour plus tard !), voici les piliers fondamentaux pour rouler au chaud :
- La règle des 3 couches est non-négociable : Une base pour évacuer la sueur, une intermédiaire pour isoler, une externe pour protéger.
- Les extrémités sont la priorité absolue : Si vos mains ou vos pieds gèlent, la sortie est finie. Investissez massivement dans de bons gants et couvre-chaussures.
- Le coton est votre ennemi : Il garde l’humidité et vous refroidit. Bannissez-le. Privilégiez le Mérinos ou les fibres synthétiques techniques.
- Ne vous habillez pas trop chaudement au départ : Vous devez avoir un léger frisson en sortant de chez vous. Votre corps va chauffer en pédalant.
- La visibilité est vitale : En hiver, être vu est aussi important que d’avoir chaud.
Roulez au chaud ! Découvrez nos conseils 3 couches et profitez de -10% sur l’équipement vélo avec le code BKW10 chez Alltricks jusqu’au 13/11. En selle !
Chapitre 1 : Comprendre l’ennemi (Pourquoi a-t-on froid ?)
Pour vaincre le froid, il faut comprendre comment il nous attaque. À vélo, la situation est paradoxale : vous produisez une chaleur énorme (l’effort physique), mais vous êtes soumis à un refroidissement constant (la vitesse).
Le Facteur Éolien
C’est le concept le plus important. À vélo, la température réelle importe peu. Ce qui compte, c’est la température ressentie. Si le thermomètre affiche 5°C mais que vous roulez à 30 km/h, le vent créé par votre déplacement abaisse la température ressentie proche de 0°C. Si vous ajoutez un vent de face réel, vous êtes en température négative.
C’est pour cela qu’un gros pull en laine tricotée, aussi chaud soit-il en statique, ne vaut rien à vélo s’il laisse passer l’air. Vous avez besoin d’une barrière.
Le piège de l’humidité
C’est l’erreur numéro 1 du débutant. On a peur du froid, donc on s’habille trop. On transpire. L’humidité s’accumule. Dès qu’on arrête de pédaler (feu rouge, descente, pause café), cette humidité refroidit drastiquement. L’eau conduit la chaleur 25 fois plus vite que l’air. Si vous êtes mouillé, vous êtes mort (métaphoriquement, bien sûr).
Votre objectif n’est pas de créer un four, mais un système de régulation thermique.
Chapitre 2 : La Sainte Trinité des Couches (Le système “Oignon”)
C’est la base de tout équipement outdoor, mais elle est cruciale à vélo. Chaque couche a un rôle unique et ne doit pas essayer de faire le travail de l’autre.
Couche 1 : La seconde peau (Base Layer)
Son rôle est l’évacuation. Elle ne doit pas nécessairement tenir chaud, elle doit garder votre peau sèche. Elle doit être moulante, en contact direct avec l’épiderme.
- Matières recommandées :
- Laine Mérinos : Le Graal. Elle reste chaude même humide, elle est naturellement antibactérienne (pas d’odeurs) et douce.
- Synthétique (Polypropylène/Polyester) : Très efficace pour le transfert d’humidité, sèche très vite, mais peut sentir mauvais rapidement.
- À éviter absolument : Le coton. Il absorbe l’eau et agit comme une compresse froide sur votre torse.
Couche 2 : L’isolation (Mid Layer)
Son rôle est la rétention de chaleur. Elle piège l’air chaud produit par votre corps. C’est la couche modulable. S’il fait 10°C, un maillot manches longues suffit. S’il fait -5°C, on opte pour une veste thermique en polaire grattée.
L’erreur classique est de prendre une couche trop épaisse qui empêche l’évacuation de la transpiration venant de la couche 1. Il faut que cette couche soit respirante.
Couche 3 : La protection (Outer Shell)
Son rôle est le bouclier. Elle vous protège des éléments extérieurs : le vent, la pluie, la neige.
- Le Softshell : Idéal pour 90% des sorties hivernales. C’est une matière souple, déperlante et coupe-vent, mais qui respire encore un peu.
- Le Hardshell (Type Gore-Tex) : Pour les conditions extrêmes ou la forte pluie. C’est totalement imperméable et coupe-vent, mais attention à l’effet cocotte-minute si l’effort est intense.
- Le Coupe-vent simple : Une petite veste fine sans isolation, juste pour couper l’air froid. Parfait à glisser dans la poche si la température remonte.
Le conseil pro : Si vous devez investir, mettez le prix dans la Couche 1 et la Couche 3. Une excellente veste ne servira à rien si votre sous-vêtement est de mauvaise qualité.
Chapitre 3 : Les extrémités, là où la bataille se gagne
Le corps humain est bien fait : pour protéger vos organes vitaux (cœur, poumons), il réduit l’afflux sanguin vers les extrémités en cas de froid. C’est pour cela que vos mains et vos pieds sont les premiers à souffrir.
1. Les Mains : Adieu les doigts gelés
Les mains sont statiques sur le guidon, exposées au vent.
- La superposition (encore !) : Utilisez des sous-gants en soie ou mérinos très fins sous vos gants d’hiver. C’est magique.
- Les gants “Lobster” (Homard) : Ils regroupent les doigts par deux (sauf le pouce). Cela permet aux doigts de se tenir chaud mutuellement tout en gardant assez de dextérité pour freiner et changer les vitesses. C’est le game-changer pour les températures négatives.
- La manchette du gant : Assurez-vous qu’elle soit assez longue pour couvrir votre poignet et passer sur ou sous la manche de votre veste. Aucun millimètre de peau ne doit être exposé.
2. Les Pieds : Le point faible du cycliste
Les pieds ne bougent pas dans la chaussure, et la cale métallique sous la semelle agit comme un pont thermique qui fait entrer le froid directement sous la plante du pied.
- Les chaussettes : Mérinos, impérativement. Prenez-les un peu plus épaisses, mais attention : si votre chaussure est trop serrée à cause de la chaussette, vous coupez la circulation sanguine et vous aurez froid. L’air doit circuler.
- Les Couvre-chaussures : Indispensables.
- En Néoprène pour la pluie et le grand froid (effet combinaison de plongée).
- Avec une couche de Polyuréthane pour l’imperméabilité.
- L’astuce ultime : Les chaussures d’hiver dédiées (type Northwave ou Shimano). C’est un investissement (150-250€), mais si vous roulez régulièrement, c’est le jour et la nuit. Plus besoin de couvre-chaussures, étanchéité parfaite, isolation thermique intégrée (Gore-Tex Koala, Primaloft…).
3. La Tête : Le radiateur
On perd une quantité énorme de chaleur par la tête (bien que le chiffre de 30% soit un mythe, cela reste significatif).
- Le Bonnet sous-casque (Skull cap) : Fin, il doit couvrir les oreilles et le front sans gêner le port du casque.
- Le Tour de cou (Buff) : L’accessoire le plus polyvalent. Vous pouvez le remonter sur le nez dans les descentes ou quand l’air est trop piquant pour les poumons.
Chapitre 4 : Le bas du corps, souvent négligé
On pense souvent que les jambes, parce qu’elles travaillent, n’ont pas froid. C’est faux. Les genoux sont des articulations fragiles avec peu de graisse et de muscles pour les isoler. Le liquide synovial lubrifie moins bien à froid, augmentant le risque de blessure (tendinite).
Le Collant Long
Choisissez un modèle avec bretelles. Pourquoi ? Pour éviter la barre au ventre et assurer que le bas du dos reste couvert même en position aérodynamique. Cherchez la mention Roubaix ou Superroubaix : c’est un tissu lycra doublé de polaire à l’intérieur.
Pour les conditions très froides, optez pour un collant avec des panneaux coupe-vent sur l’avant des cuisses (Windstopper). La sensation est un peu plus rigide, mais la protection est totale.
Chapitre 5 : Ma sélection Alltricks pour un hiver au chaud
Puisque nous parlons d’équipement, et que vous avez -10% à utiliser (c’est le moment d’en profiter, le code est souvent affiché directement sur le site ou via newsletter), voici ma sélection “Zéro Compromis” disponible sur Alltricks.
(Note : Je choisis ces produits pour leur durabilité et leur performance reconnue).
1. La Base Layer Incontournable

- Produit : Helly Hansen Lifa Merino ou Odlo Blackcomb.
- Pourquoi ? Le mix parfait entre chaleur du mérinos et évacuation du synthétique. Increvable.
2. La Veste “Couteau Suisse”

- Produit : Castelli Perfetto RoS (ou Gabba pour les manches courtes).
- Pourquoi ? C’est la référence mondiale. “RoS” signifie “Rain or Shine”. Elle est respirante, coupe-vent, déperlante. Coupe ajustée. C’est cher, mais c’est la meilleure veste du marché, point final.
3. Les Gants Grand Froid

- Produit : Roeckl Vermes ou GripGrab Nordic Lobster.
- Pourquoi ? Parce que quand le thermomètre chute, l’expertise de GripGrab – le spécialiste mondial du gant – fait toute la différence entre une sortie héroïque et une sortie écourtée par la douleur.
4. Le Bas

- Produit : Endura Pro SL ou Gore Wear C5 Thermo.
- Pourquoi ? Le cuissard long Gore Wear C5 Thermo offre un rapport qualité/prix écossais (ils connaissent le mauvais temps). Leur traitement déperlant est bluffant.
Chapitre 6 : Nutrition et hydratation, les oubliés de l’hiver
On ne peut pas parler de chaleur sans parler de carburant.
La dépense calorique accrue
En hiver, votre corps brûle des calories pour avancer, mais aussi pour maintenir sa température interne à 37°C. Votre métabolisme tourne à plein régime. La fringale (hypoglycémie) arrive plus vite, et quand elle arrive, le froid vous saisit instantanément. Règle d’or : Mangez plus souvent que d’habitude. Privilégiez des barres énergétiques qui ne durcissent pas trop au froid (les pâtes de fruits sont excellentes).
L’hydratation piège
Avec le froid, la sensation de soif diminue. Pourtant, vous perdez beaucoup d’eau par la respiration (la vapeur blanche que vous expirez) et la transpiration sous vos couches. La déshydratation réduit le volume sanguin, ce qui… vous donne froid ! Astuce : Mettez de l’eau tiède dans votre bidon avant de partir. Utilisez un bidon thermique (comme le CamelBak Podium Chill) pour éviter que l’eau ne gèle ou ne devienne glaciale trop vite.
Chapitre 7 : Maintenance et Sécurité
L’hiver, ce n’est pas que le froid, c’est aussi la nuit et le sel.
Voir et être vu
Les journées sont courtes. Même en plein jour, la brume réduit la visibilité.
- Éclairage : Roulez toujours avec une lumière arrière clignotante, même à midi. C’est votre assurance vie.
- Réflectivité : Les vêtements modernes intègrent des éléments réfléchissants. Les sur-chaussures fluo sont très efficaces car le mouvement de pédalage attire l’œil des conducteurs.
Protéger sa monture
Le sel de déneigement est corrosif. Il attaque la chaîne, les roulements et l’aluminium.
- Rincez votre vélo à l’eau claire (pas de haute pression) après chaque sortie sur route salée.
- Utilisez un lubrifiant chaîne “Wet Lube” (conditions humides). Il est plus épais et résiste mieux à l’eau, même s’il attire plus la saleté.
Conclusion : Changez votre état d’esprit
Le vélo en hiver est une discipline mentale autant que physique. Acceptez que les 10 premières minutes seront fraîches. Acceptez que la préparation prend plus de temps (s’habiller prend 15 minutes !).
Mais une fois dehors, quand vous roulez sur une route givrée qui scintille sous le soleil, avec le seul bruit de vos pneus sur l’asphalte, vous ressentirez une satisfaction que le cycliste estival ne connaîtra jamais. Vous vous sentirez vivant, fort et résilient.
Avec le bon équipement (n’oubliez pas votre remise Alltricks !), le froid n’est plus un mur, c’est juste un décor.
Alors, on se voit sur la route ?
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FAQ : Vos questions sur le vélo en hiver
Jusqu’à quelle température peut-on rouler ?
Il n’y a pas de limite réelle si l’équipement suit. Cependant, en dessous de -5°C ou -10°C, la respiration peut devenir douloureuse si l’effort est intense. Attention aussi au verglas. Pour le vélotaf ou l’entraînement, jusqu’à -5°C est tout à fait gérable avec l’équipement décrit ci-dessus.
Faut-il mettre de la crème chauffante ?
Oui et non. Les crèmes chauffantes (type embrocation) créent une sensation de chaleur en dilatant les capillaires de surface. C’est agréable au départ, mais cela ne réchauffe pas le muscle en profondeur. Pire, une fois la sortie finie, sous la douche chaude, ça brûle ! Utilisez-les pour le confort, mais ne comptez pas dessus pour remplacer un bon collant.
Comment éviter la buée sur les lunettes ?
La buée se forme quand vous vous arrêtez et que la chaleur de votre visage condense sur les verres froids.
- Éloignez légèrement les lunettes de votre visage quand vous vous arrêtez.
- Utilisez un spray anti-buée.
- Portez une casquette de cyclisme : la visière protège les lunettes de la pluie et permet à l’air de circuler.
VTT ou Route en hiver ?
Le VTT ou le Gravel sont souvent préférables en hiver pour deux raisons :
- Les vitesses sont moins élevées, donc le facteur éolien (refroidissement) est moindre.
- Vous êtes en forêt, protégé du vent par les arbres.
- L’effort est plus explosif, ce qui aide à maintenir la température corporelle.
Comment gérer son téléphone ?
Le froid vide les batteries lithium-ion à une vitesse folle. Gardez votre téléphone dans une poche proche du corps (sous la veste thermique) pour qu’il profite de votre chaleur. Ne le laissez pas sur un support guidon par -2°C, il s’éteindra en 20 minutes.
Sources et Références
Pour aller plus loin et vérifier les aspects techniques abordés dans cet article, je me suis appuyé sur des références solides en physiologie du sport et technologie textile :
- Gore-Tex Technologies : Comprendre la membrane et l’imperméabilité respirante. (www.gore-tex.com) – Explication technique sur le fonctionnement des pores microscopiques qui bloquent l’eau liquide mais laissent passer la vapeur.
- British Cycling : Winter Riding Guide & Cold Weather Physiology. (www.britishcycling.org.uk) – Les conseils de la fédération britannique, experts en météo difficile, sur la gestion de l’effort dans le froid.
- PubMed / National Library of Medicine : Physiological responses to cold exercise. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) – Études sur la vasoconstriction et l’impact du froid sur la performance musculaire.
- Alltricks : Guides d’achat et fiches techniques produits. (www.alltricks.fr) – Pour les spécificités des matériaux (Polartec, Primaloft, Windstopper) utilisés dans les produits recommandés.
Je suis Nicolas, un trentenaire vibrant d'une passion débordante pour le vélo sous toutes ses facettes. Depuis plus de 10 ans, ma vie est rythmée au son des roues qui tournent, m'amenant à parcourir des milliers de kilomètres à travers le monde. Cette expérience m'a forgé une expertise que je souhaite aujourd'hui partager avec vous.
Mon parcours m'a conduit sur les routes françaises, notamment la vélodyssée lors d'un périple d'un mois qui a marqué le début de ma "carrière" de voyageur à vélo.
Ces expériences m'ont non seulement permis de tester mes limites, mais aussi d'acquérir des connaissances approfondies en mécanique vélo. Titulaire d'un CQP Technicien Cycle, je propose désormais des formations et rédige des articles techniques pour aider les cyclistes de tous niveaux.
Mon expertise s'étend également au cyclotourisme, au bikepacking et à l'utilisation du vélo en milieu urbain. Je suis convaincu que le vélo est le moyen de transport le plus efficace, économique et écologique pour nos déplacements quotidiens.
À travers ce blog, je m'engage à vous fournir des informations fiables et actualisées, basées sur mon expérience personnelle et des recherches approfondies. Que vous soyez débutant ou cycliste aguerri, mon objectif est de vous inspirer et de vous accompagner dans votre propre aventure à vélo.
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